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Joseph Farnel - 10 octobre 2014

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Crimes sur Cène, une enquête de Georges Lernaf, éditions Jean Picollec

Cigarettes, whisky et p’tites pépées... comme le chantait Eddie Constantine. Cela colle, comme une seconde peau, à Georges Lernaf, détective privé. Avec son ami, Emile Dujardin, commandant de police, qui truffe son langage de dictons approximatifs ou incomplets, il est à la recherche de têtes égarées, envolées, disparues : celles qui manquent aux cadavres que semble semer un tueur en série. C’est un ballet de nymphomanes, parfois aux goûts variés, croisant - et plus - hommes d’affaires, avocats et princes de la pègre ; et notre privé et notre commandant de police, à crocs, ne peuvent que geindre : « J’ai perdu la tête ! ». Vont-ils la retrouver ?

La ballade du petit Joseph, autobiographie, éditions Cheminements

Dans la campagne corrézienne, la guerre ne réussira pas à voler son insouciance au petit Joseph.Dans le Paris de l’avant-guerre, le petit Joseph n’a pas assez de ses deux yeux pour engranger tous les bonheurs qui s’offrent à lui. Mais ses parents refusent de s’épingler une étoile sur le coeur et se réfugient avec leurs quatre enfants dans le Limousin. Le jeune Parisien se mue vite en un petit paysan qui vit au rythme des saisons en compagnie des autres gosses de son âge, dont Solange, son premier émoi amoureux.

Pour un geste de femme, éditions Lucien Souny

En 1917, le jeune Schmuel échappe par miracle à la persécution des Juifs qui fait rage en Russie comme dans l’ensemble de l’Europe de l’Est. Fuyant le château de son aïeul où sa famille vient d’être assassinée, il marche à travers champs et bois tout en se cachant et parvient à gagner Moscou d’où il espère s’expatrier. Mais, victime du typhus, il est contraint de patienter. Recueilli par les sœurs en charge de l’hôpital, il apprend auprès d’elles à réciter des prières chrétiennes et à se cacher aussi bien des armées du tsar que de celles des bolcheviques, noue des amitiés, rêve de la France. A la fonte des neiges, à nouveau contraint par les circonstances, il lui faut tenter l’aventure. Migrant sans repère, sans âge et sans papier, ombre de son ombre, l’espoir en bandouillère, Schmuel traverse la Pologne et l’Allemagne. Enfin Paris est au bout de l’improbable et éprouvant voyage. Dans la ville bouillonnante, la revanche sur la vie semble au rendez-vous. Schmuel se marie, crée une famille, connaît une belle réussite sociale et financière. Hélas, au bout de quelques années, d’inquiétants bruits de bottes viennent troubler ce bonheur fragile. Schmuel comprend alors qu’il lui faut renouer le balluchon des origines et reprendre son chemin

Madame veuve Emilie, éditions Pascal Galodé

Madame veuve Emilie, c’est Emilie Dumarais, la patronne du café-tabac. Quand elle a quitté son Auvergne pour monter à Paris, en 1936, elle a commencé une de ces vies obscures dont on parle rarement. On entre dans le milieu des "bougnats" des petits quartiers de Paris. Un mariage urgent avec le fils de la patronne, trois filles, dont l’une est de Monsieur Georges le client si distingué. Le veuvage quand son mari meurt à la Seconde Guerre mondiale, un enfant juif qu’on soustrait aux rafles ; et les trois filles qui grandissent, avec les amours vrais et les mauvais mariages. Quand Emilie, remariée sur le tard, regagne l’Auvergne, elle passe le flambeau à Jeannine, la plus jeune, et c’est comme si tout allait recommencer. Un roman où les destins se croisent et rencontrent l’histoire : la Deuxième Guerre mondiale, la déportation, la résistance, la naissance d’Israël, l’Algérie... Un roman pourtant sans fioriture dont les pôles sont Paris et l’Auvergne, et les héros, des gens "ordinaires". Une belle histoire qui nous touche droit au coeur. Une oeuvre originale aux allures de saga, mais une saga des justes.